14 Comparatives

Les adverbes comparatifs (plus, moins, aussi, davantage …) dépendent en surface de leur gouverneur (le terme de la comparaison) par une relation mod, qui est précisée en représentation profonde comme un mod.comp. (voir la distinction entre superlatif et comparatif Section 11.1.1).

Dans le cas d'une construction comparative avec subordonnée, la subordonnée dépend en surface de l'élément modifié par l'adverbe. En dépendances profondes, on prend l’adverbe comparatif comme gouverneur de la subordonnée, avec une dépendance arg.comp (dont le complémenteur que est court-circuité).

La subordonnée peut contenir ou pas une ellipse, le cas le plus simple étant celui sans ellipse.

  1. Il est plus offensif qu'il (ne) l'était lors de la dernière réunion
  2. Jean rit autant qu'il pleure

Toutefois, le cas le plus courant est celui des comparatives avec ellipse de la tête prédicative. Dans ce cas, un traitement complet requerrait de rajouter un nœud pour la tête prédicative, pour que les différents dépendants dans la subordonnée puissent y être attachés. Mais en l'absence d'ajout de nœuds dans nos REPRSYNTPROF, une tête est sélectionnée dans la subordonnée (on utilise comme tête de la subordonnée la tête du dernier syntagme). NB: On sous-spécifie le rôle que joue cette tête par rapport au prédicat élidé.

  1. Jean est plus petit que Paul

On peut avoir une discontinuité entre l'élément modifié par l'adverbe comparatif et la subordonnée comparative.

  1. Il finit plus rapidement son travail que toi

Cas de quantifieur flottant : lorsque l'adverbe est placé sur le verbe, on garde une représentation surfacique, où l'adverbe comparatif modifie le verbe.

  1. Il a plus mangé de bonbons hier que toi aujourd'hui

Exceptionnellement, dans le cas d'une comparative avec adverbe comparatif modifiant un nom, l'adverbe comparatif est det et pas mod.comp, comme en Section 5.1.3.

  1. Le Japon possède plus de travailleurs qualifiés que de paysans