13 Coordination, énumération

NB: dans toute la suite, on ne parle que des fonctions finales, les changements de diathèse s’appliquant de manière régulière y compris dans le cas coordonné.

13.1 Représentation en dépendances de surface

Dans le cas d’une coordination non double, de la forme :

conjoint1 coord1 conjoint2 coord2 conjoint3 etc…

on a comme représentation en surface, le conjoint1 gouverne les coordonnants coord1 coord2 etc… et chaque conjoint_i est rattaché à coord_i-1

Lorsqu’une coordination comporte plus de deux conjoints, les virgules ainsi que la conjonction de coordination finale se rattachent toutes par la dépendance coord à la tête du premier conjoint.

Exemple :

  1. Paul, Kim et Marie

Rem: cette représentation est directement reliée aux choix d'annotation du FTB. A noter que linconvénient est de ne pas pouvoir faire la différence en surface entre une dépendance sur le premier conjoint, valant en réalité pour tous les conjoints ou bien pour le premier conjoint uniquement.

On lève partiellement cette sous-spécification dans notre représentation profonde, selon qu'il s'agit d'une dépendance d'éléments coordonnés vers un dépendant ou bien d'un gouverneur vers des éléments coordonnés.

Ainsi on a la même topologie en surface entre "Le jeune professeur et l'étudiant" et "Le professeur et l'étudiant jeunes" (les dépendances seules ne permettent pas de trancher, il faut utiliser l'ordre linéaire). On lève cette sous-spécification en représentation profonde (voir infra distribution des dépendants d'éléments coordonnés).

Mais à l'inverse, on ne lève pas la sous-spécification dans le cas inverse : pour une dépendance entre un gouverneur et le premier conjoint d'une coordination, on n'indique pas si la dépendance vaut pour toute la coordination ou pour le premier conjoint seulement. Cette sous-spécification n'est pas résolue dans la représentation profonde, du fait du choix de ne pas distribuer les gouverneurs d'éléments coordonnés (voir infra).

13.2 Représentation en dépendances profondes : principe général

En représentation profonde, on "distribue" la coordination dans certains cas, c'est-à-dire que les dépendances portées par le premier conjoint sont explicitées sur tous les conjoints suivants.

Plus précisément : on utilise comme principe général que l'on ne distribue que les dépendances sortantes du premier conjoint (i.e. dont le conjoint est le gouverneur), et pas les dépendances entrantes, en outre la distribution n'est faite uniquement dans le cas où cela est sémantiquement correct (cf. 274 pour un exemple de cas où la distribution serait sémantiquement fausse).

Pour le dire plus précisément, on utilise deux grands principes pour décider des cas de “distribution” :

Principe 1 : On distribue les dépendances de coordonnés vers leur dépendant

Exemples :

  • Paul dîne et dort : “Paul” noté suj de “dîne” (déjà présent en surface) et de “dort” (à rajouter en représentation profonde)

  • Paul veut partir et revenir : “partir et revenir” sont gouverneurs de “Paul” => “Paul” noté suj de “partir” et de “revenir”

Ce choix permet de compléter la structure argumentale des prédicats apparaissant comme xième conjoint (non premier) d'une coordination : par exemple pour 266 cela permet d'expliciter la structure argumentale de "boit" qui en surface apparaît sans sujet.

  1. Jean fait des crèpes et boit une bière

On fait cependant des exceptions :

  • Exception 1 : on ne distribue pas si la distribution est clairement sémantiquement fausse

    • les hommes et femmes amis => on a les coordonnés “hommes et femmes” vers le dépendant modifieur “amis”, mais il est faux de dire “les hommes amis” et “les femmes amis” => pas de distribution dans ce cas

  • Exception 2 : et on choisit de systématiquement ne pas distribuer pour les dépendants de type cardinal et/ou les déterminants, cf. la distribution est souvent fausse :

    • la distribution est par exemple fausse en cas de commentaire métalinguistique ("l'électrocardiogramme ou ECG") ou de coréférence ("ce collègue et ami") => dans tous les cas, le dépendant de type DET est noté déterminant du premier conjoint uniquement

    • (les) CINQ hommes et femmes => on ne distribue pas le cardinal “cinq”, qui est noté modifieur du premier conjoint uniquement (hommes)

Principe 2 : On ne distribue pas les dépendances de coordonnés vers leur gouverneur :

Paul, Kim et Marie sourient => “Paul, Kim et Marie” dépendant profond (suj) de “sourient” => pas de distribution, on a en profond la même représentation qu'en surface, seul le premier conjoint (Paul) est suj de “sourient

En effet, dans ce cas, le gouverneur a déjà tous ses dépendants (cf. le lien vers le premier conjoint). On reporte alors en sémantique le fait de distinguer une lecture distributive vs une lecture collective de la coordination (dans "Paul et Marie sourient", on a équivalence sémantique avec "Paul sourit" et "Marie sourit", alors que dans "Paul et Marie partent pour Tokyo", on peut avoir une lecture collective où ils partent ensemble. De même, on ne peut pas réduire "Paul et Marie se disputent" à "Paul se dispute" et "Marie se dispute").

  1. Jean voit Paul, Kim et Marie

NB: ces principes s’appliquent également pour les dépendances n’apparaissant que dans la représentation profonde.

En particulier, on obtient une situation croisée dans le cas d’un épithète :

  • pour un épithète coordonné : un type content et fier

    • la dépendance mod vers les épithètes coordonnés n’est pas distibuée

    • on distribue la dépendance suj (existante uniquement en représentation profonde) depuis les épithètes vers le nom modifié : “type” noté suj de “content” et de “fier”

  • pour un épithète sur noms coordonnés, c’est l’inverse : une fille et un gars contents

    • la dépendance mod des coordonnés vers l’épithète est distibuée : “content” noté mod de “fille” et de “gars”

    • la dépendance suj depuis l’épithète vers les noms coordonnés n’est pas distribuée : “contents” noté suj de “fille” uniquement

Autre exemple : deux verbes coordonnés, non racine :

  1. Jean veut chanter et danser => on distribue bien "Jean" comme sujet du deuxième conjoint "danser", mais "danser" n'est pas distribué comme objet de "veut".

13.3 Détail par catégories de conjoints

13.3.1 Coordination de syntagmes prépositionnels

Pas de distribution vers le gouverneur de la première préposition donc rien à faire pour :

  • de nouveaux sites furent crées à Haironville, PUIS à Ancerville

  • dans_le_cadre_d’ un projet école ET des CATE

  • restaurant bien connu des habitants ET des touristes

  • pour éviter une reprise MAIS aussi pour prévenir des actes malveillants

Distribution uniquement dans le cas où un dépendant vaut pour les deux prépositions coordonnées :

  • de Charybde et de Pluto en Scylla => le “en Scylla” est distribué sur les deux “de”

Ce dernier cas est en fait inexistant, cf. on a plutôt un dépendant prépositionnel valant pour deux noms sous prep :

prep1 N1 coord prep2 N2 prep3 N3 : parfois “prep3 N3” se rattache à N1 et à N2

Exemple : (des périodes) de paralysie ou de réduction de l’activité

prep1=de N1=paralysie coord=ou prep2=de N2=réduction prep3=de l’activité

=> on veut bien comprendre “paralysie de l’activité” et “réduction de l’activité”

=> dans ce cas, on ne peut pas en surface noter que la prep3 se rattache au premier conjoint N1, car il est sous prep1

=> on obtient par conversion automatique que la prep3 dépend du N2, et il faut noter en profond qu’elle dépend aussi du N1

13.3.2 Coordination de prépositions seules

On a le cas différent où ce sont seulement les prépositions qui sont coordonnées, mais avec un seul objet de préposition pour les 2 prépositions :

  • avec ou sans paracétamol => "paracétamol" est à noter comme dépendant obj.p de "avec" et de "sans"

13.3.3 Coordination d'adjectifs

Le principe général est que le nom auquel se rapporte la coordination d’adjectifs est noté comme sujet (profond) de tous les adjectifs coordonnés :

  • adjectifs coordonnés épithètes :

    • une longue et vieille histoire => “histoire” est suj de “longue” et de “vieille”

    • NB: le lien inverse mod n’est pas distribué : “longue” est mod de “histoire”

  • adjectifs coordonnés attributs :

    • cette histoire est longue et vieille => “histoire” est suj profond de “longue” et de “vieille”

    • NB: on garde un seul lien ats : “longue” est ats de “est”

On fait cela sauf si c’est clairement sémantiquement faux :

  • un foulard noir et blanc => il est faux de distribuer “foulard noir” et “foulard blanc”

  1. Ce tableau est rouge et blanc
  1. <ex>Ce travail est facile mais ennuyeux


    </ex>

13.3.4 Coordination de participes

=> même principe que pour les adjectifs

  • participes coordonnés épithètes => le nom modifié (ou pronom, ou adj si ellipse…) est le sujet (final) profond du premier épithète et de tous les autres épithètes conjoints

    • le produit reconstitué ET dilué => “produit” est suj profond de “reconstitué” et de “dilué”, mais on a un seul lien mod : “reconstitué” est mod de “produit”

  • participes coordonnés attributs : rare cf. on a en général une analyse comme un passif

13.3.5 Coordination de nominaux (communs, propres ou pronoms)

On ne distribue pas les noms coordonnés vers leur gouverneur, donc par exemple rien de spécial à faire pour :

  • sujet nominal coordonné :

    • le maire ET la directrice ont conduit …

    • lorsque des utilisateurs VIRGULE associations OU particuliers les occupent ...

  • objet nominal de préposition, coordonné :

    • le maire a remercié la municipalité … pour la conception des locaux ET la qualité des matériaux

  • objet direct nominal coordonné :

    • il ne reste plus aujourd’hui que trois clairons ET un tambour

  1. Jean et Paul dorment

  2. Jean et Paul se parlent

Mais on distribue les dépendants de noms coordonnés, sauf les relations det et les cardinaux,

donc on distribue un dépendant prép, et un modifieur adjectival, participial, une relative, si la distribution est sémantiquement vraie. Le test est de répéter le dépendant sur tous les conjoints.

  • la directrice ET le sous-directeur de l’association => “de” dep de “directrice” et de “sous-directeur” (cf. ok sémantiquement "la directrice de l'association et le sous-directeur de l'association")

  • la directrice ET le maire, convaincus de … => “convaincus” mod de “directrice” et de “maire”

  • la directrice ET le maire qui ont décidé de …. => "décidés" mod.rel de "directrice" et de "maire"

Concernant les dépendants de noms coordonnés, en particulier les modifieurs, leur distribution fait que contrairement à la représentation de surface, on obtient bien une différence topologique dans la représentation profonde entre un modifieur partagé par les différents conjoints et un modifieur d'un seul conjoint. Par exemple ci-dessous, "arrivés" est mod de "professeur" et de "étudiant", alors que "jeune" l'est seulement de "professeur". En revanche la non-distribution des gouverneurs d'éléments coordonnés fait que pour une dépendance entre un gouverneur et le premier conjoint d'une coordination, on laisse sous-spécifié si la dépendance porte sur tous les conjoints ou sur le premier uniquement.

  1. Le jeune professeur et l'étudiant nouvellement arrivés discutent
  2. Le frère et la sœur de mon mari sont arrivés => on a bien sémantiquement "le frère de mon mari / la sœur de mon mari", dc on partage le dep prépositionnel sur les deux noms coordonnés

En revanche pour les hommes et femmes amis, la distribution n'est pas à faire, cf. elle serait sémantiquement fausse.

Les déterminants et cardinaux ne sont pas distribués sur les noms coordonnés :

  1. J'ai cinq frères et sœurs ( ≠ J'ai cinq frères et j'ai cinq sœurs)

13.3.6 Coordination de verbes conjugués

On peut avoir certains des dépendants qui sont en réalité partagés par les différents verbes. Le test est de voir si répéter ces dépendants sur les différents verbes coordonnés est bien équivalent sémantiquement.

On a en particulier le cas fréquent de "partage du sujet" : le sujet n'est pas répété sur les nièmes conjoints => on rajoute en profond la dépendance suj sur les nièmes verbes conjoints.

X V1 compléments1 et V2 compléments2 : si le deuxième verbe n’a pas lui-même son sujet, on ajoute que X est sujet de V2

  • le visiteur enrichit ses connaissances ET apprend que ...

  • elle travailla quelques temps PUIS épousa Gaston

  1. Un garçon cuit des crêpes et démoule des gaufres
  2. Il hésite à partir maintenant ou attendre demain

Attention, si on avait : elle travailla quelques temps PUIS elle épousa Gaston

=> on ne rajoute rien : le sujet de “épousa” est le deuxième “elle”.

(correspond au cas coordination de phrases).

Plus généralement, dans ce cas de coordination de phrases, aucun dépendant n'est partagé.

Nous avions bon espoir …, CAR dans l’usine les machines se sont arrêtées

On a quelques cas où c’est un autre type de dépendant qui est partagé entre plusieurs verbes:

  • Paul a cuit ET Marie a vendu ces crèpes => on distribue “crèpes” comme objet de “cuit” et “vendu” (= Right node raising)

  • quand nous constatons ET convenons tous qu'il y a un problème => ici c'est à la fois le sujet (nous) et la complétive (qu'il y a un problème) qui sont partagés par les deux verbes coordonnés

Même type d'exemple avec partage du sujet, et partage de l'objet (Right node raising). NB: dans cet exemple, le NP "sa voiture" est partagé par les deux verbes, mais ne réfère pas à la même entité dans les 2 cas. Ceci n'est pas explicité dans la représentation syntaxique profonde.

  1. Paul a vendu mais Pierre préfère conserver plus longtemps sa voiture.

Dans l'exemple suivant, on a un partage de l'objet ("le nouveau-venu") et également du modifieur ("pour venger leur défaite"), sur les deux verbes coordonnés, qui ont cependant chacun leur sujet distinct :
  1. Jean a ignoré et Marie a snobé le nouveau-venu pour venger leur défaite.
A noter que le partage de dépendants de verbes coordonnés peut interagir avec le traitement du sujet des infinitifs, comme par exemple ci-dessous:
  1. Jean aime et espère épouser Marie

13.3.7 Coordination d'infinitifs

=> même principe, on partage les dépendants : en pratique il s’agit essentiellement du sujet, s’il est repérable

Cela permet à X d’ échanger VIRGULE transmettre un savoir ET partager

=> X à noter comme sujet de “échanger”, “transmettre” et “partager”

13.3.8 Coordination de déterminants et/ou de cardinaux

On n'a en général pas de dépendants des déterminants ou cardinaux, donc aucune dépendance n'est ajoutée en représentation profonde.

  1. J’ai vu un ou deux coureurs au départ

13.4 Cas plus complexes

13.4.1 Coordination hétérogène

Elle est traitée en suivant les principes généraux d’annotation de la coordination. Donc par exemple ci-dessous, pour une coordination d'un nom et d'un adjectif, on ajoute bien le ou les dépendants de l'adjectif deuxième conjoint :

  1. Jean est un républicain et fier de l’être

13.4.2 Coordination d’arguments agrégés (ou "coordination de séquences de constituants" ou "arg cluster")

Voir par exemple : frwiki_50.1000_00587.

Il s'agit de cas où ce sont 2 groupes de dépendants qui sont coordonnés. Le groupe de dépendants peut comporter le sujet, il s'agit alors d'une "coordination à trous" ou "head gapping" (283) ou bien le groupe de dépendants ne comporte pas le sujet , il s'agit alors du cas dit "coordination de séquence de constituants" ou "arg cluster"). Par exemple dans Paul offre des baskets bleues à la petite fille et une casquette au garçon, le premier conjoint est le groupe "des baskets bleues"+"à la petite fille", et le deuxième conjoint est le groupe "une casquette"+"au garçon".

Un des objectifs du schéma d'annotation défini ici est d'expliciter les structures argumentales de prédicats. Cet objectif nécessiterait d'expliciter plusieurs instances de prédicats pour une seule occurrence effective. Cependant dans cette version du schéma en dépendances profondes, on s'interdit d'ajouter des nœuds.

On utilise alors en représentation profonde simplement le traitement fait en représentation de surface, qui ne répète pas de prédicat, mais qui permet tout de même un repérage de ces cas. On hérite en effet du schéma d'annotation du FTB le fait que le coordonnant introduisant le deuxième conjoint est rattaché sur le verbe, et pas comme habituellement sur le premier conjoint (cf. celui-ci est un groupe de dépendants) : donc en (282) le "et" est rattaché au verbe "offre".

Ensuite, les éléments introduits par le coordonnant (le groupe conjoint "une casquette"+"au garçon") dépendent du coordonnant non pas comme habituellement avec une relation dep.coord, mais en utilisant les fonctions grammaticales pertinentes par rapport au verbe. Donc "casquette" est obj de "et", et "garçon" est a_obj de "et".

Les différences entre représentation de surface et représentation profonde tiennent à d'autres aspects comme infra simplement au court-circuitage des prépositions régies:

  1. Paul offre des baskets bleues à la petite fille et une casquette au garçon

13.4.3 Coordination à trou (ou "head gapping")

Voir par exemple : frwiki_50.1000_00843.

On utilise le même principe : les dépendants apparaissant dans la "clause à trous" sont rattachés au coordonnant, mais portent la fonction grammaticale pertinente par rapport au verbe. Donc en 283 "Paul" est suj et "Virginie" est obj.

  1. Jean aime Marie et Paul Virginie

13.4.4 Zeugme

L'ambiguïté du prédicat n'est pas levée.

  1. Napoléon prit du poids et beaucoup de pays

13.4.5 Coordination double

Il s’agit de coordinations de la forme « ni…ni… » ou « soit…soit… ». En surface comme en profondeur, on essaie de se calquer sur une coordination classique en considérant la première occurrence de la conjonction double comme tête de la coordination. La seconde occurrence de la conjonction double est liée à la première par une dépendance de type coord. Les deux conjonctions de coordination sont les gouverneurs des têtes effectives des conjoints, avec une dépendance dep.coord.

  1. Ni Marie ni Paul n’ont soulevé d’objection à cela

13.5 Enumération

Pour les énumérations, on suit le FTB en faisant de chaque membre de l'énumération un argument à part entière, portant chacun le même label par rapport à leur gouverneur. On a la même représentation en surface et en profond (modulo le shuntage des mots vides)

Remarque : une raison pour laquelle cette "distribution" des dépendances n'est pas faite pour les coordinations est que la distribution n'est pas toujours vraie sémantiquement (par exemple Pierre et Marie se regardent =/= Pierre se regarde ET Marie se regarde). Pour une énumération, au contraire les éléments énumérés ne forment pas un référent collectif, sur lequel puisse porter collectivement une prédication.

  1. Jean achète du pain le lundi, le mardi, le mercredi
  2. Il s'agit de coordinations, d'énumérations, de juxtapositions